Mégalopoles. Malades de la globalisation?

Big is not forcément beautiful ! La tentation du gigantisme traduit aussi l'illusion de la toute-puissance. Au même titre que les Etats, les mégalopoles doivent composer avec la globalisation sans céder leur identité et leur qualité de vie. Les mégalopoles, les villes géantes de la planète, ne sont plus le coeur battant de la globalisation. La nouvelle globalisation, numérique, fluide, hyperconnectée, concentre ses lieux de décision et de création sur des plateformes offshores plus réduites, plus agiles, plus spécifiques.
Les hyperlieux iconiques mondiaux n'en sont que l'écume touristique. Les mégalopoles sont par contre au carrefour de toutes les fractures contemporaines : explosion démographique non gérée, croissance économique sans impact territorial, monoculture mondiale en rupture avec les identités locales, impact environnemental insoutenable. Mais elles sont également le creuset où forger de nouveaux équilibres.
Ce livre porte un regard croisé sur douze des principales mégalopoles, de Londres à Delhi, de Shanghai à Los Angeles, de Lagos à Mexico. Il invite à d'autres options, plus pérennes et moins clivantes. Ou la globalisation sans ses diktats. Les villes ont toujours été un kaléidoscope de rythmes, d'expériences, d'identités. En le redécouvrant et en renouant avec leur vocation de tête de pont territoriale, les plus grandes villes du monde globalisé en deviendront d'autant plus les phares qu'elles en seront moins les objets.

 

CLUZET Alain. Gollion. 2020. (12 x 17,5). 210 p., broché.
ref. 22954 - ISBN : 9782884746960 - prix : 13,00 €